Roussillon/Le Boulou

UN ARC DE TRIOMPHE
La façade de l’église Sainte Marie a pour seul décor un portail conçu comme un arc de triomphe antique. De part et d’autre s’élèvent deux colonnes surmontées de chapiteaux sur lesquels des bouquetins au corps tantôt lisse tantôt couvert d’un damier unissent leurs têtes aux angles tandis que leurs pattes dessinent une élégante figure géométrique. Le portail se termine par une frise supportée par sept corbeaux-modillons dont quatre représentent des têtes humaines, un une pomme de pin (symbolisant la continuité de la vie) et le dernier une sorte de copeau. Quant à celui du centre, il porte ce que certains pensent être une pomme (symbole du péché originel mais aussi annonce de la rédemption) alors que d’autres y voient un grelot censé effrayer les démons à l’entrée du temple .
Au dessus se développe, de droite à gauche, un cycle de l’enfance du Christ. Ainsi, à l’Annonce aux bergers succèdent une Nativité à la composition hardie, un bain de l’Enfant, une Adoration des mages, puis la Fuite et le Repos en Egypte. Qu’il s’agisse des visages, du modelé des corps qui transparaît sous les étoffes, de l’importance des mains quelle que soit leur attitude, les personnages de ces scènes sont tous marqués par le génie inimitable du Maître de Cabestany.


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